L’image s’en va-t-en guerre

 

Workshop, Caroline Bernard avec Matthieu Chérubini
Mars 2015, destiné aux étudiants de 2e et 3e années.

Ce workshop est prolongé sous la forme d’un workshop de recherche en mars 2016. Matthieu Chérubini devient chercheur associé du laboratoire. Une équipe comprenant Caroline Bernard, Matthieu Chérubini et les étudiants Mathilde Moignard et Prune Phi se constituent autour de la réalisation du projet Overskopia.

Objectif : Réfléchir à la relation image et guerre, formuler un projet personnel  

En s’inspirant notamment du travail d’Harun Farocki sur les images opératoires, ce workshop initie une réflexion sur l’image dans le contexte de la guerre. Par exemple, l’utilisation massive des drones militaires transforme l’économie générale de la guerre. Le champ de bataille est remplacé par un dispositif asymétrique ; la caméra permet une reconnaissance du terrain, le déchiffrant à distance, hors de portée létale de l’ennemi. L’image relie ainsi le soldat à la guerre. 

On a vu également ces dernières années, les soldats témoigner de leur quotidien en diffusant sur des réseaux sociaux des images saisies sur le terrain. À l’inverse ici, la guerre semble plus proche, relayée par des individualités identifiables. On comprend donc que selon le dispositif de saisie des images, la guerre n’est pas vécue, perçue selon les mêmes modèles de représentation.  

Dans ce workshop, l’étudiant est sensibilisé à un corpus d’artistes et de théoriciens en lien avec cette thématique. Il doit également réaliser un projet personnel avec le soutien de l’intervenant extérieur.

 


Les axes pédagogiquesVirus : faire le buzz

© École nationale supérieure de la photographie